LES ULTRA -CHAUVINS, RACISTES TENTENT DE REPRENDRE DU POIL DE LA BÊTE

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LES ULTRA -CHAUVINS, RACISTES TENTENT DE REPRENDRE DU POIL DE LA BÊTE!

Depuis que la recherche d'une solution au passif humanitaire est revenue au premier plan pour preserver l'unité nationale serieusememt ébranlée et que l’opinion publique se montre de plus en plus réceptive à un règlement fondé sur une véritable justice transitionnelle, permettant d’établir la vérité, de préserver la mémoire et d’assurer une juste indemnisation des victimes, certains multiplient les sorties pour réécrire l’histoire.

Ils vont jusqu’à nier des faits pourtant indéniables et tragiques, notamment ceux de la nuit du 28 novembre 1990 à Inal, où 28 soldats furent exécutés à l’occasion de la commémoration de la fête de l’indépendance. Avec une indécence confondante, ils parlent de morts « naturelles », de disettes, ou avancent d’autres sornettes du même acabit, dans une tentative désespérée de travestir la réalité.

Conscients que ce combat d’arrière-garde ne peut produire aucun résultat durable, les voilà désormais occupés à justifier l’injustifiable, redoutant sans doute que l’établissement complet de la vérité ne mette en lumière des responsabilités compromettantes. D’où ces argumentaires confus et contradictoires.

Ils hésitent entre deux stratégies.
La première consiste à noyer le poisson en redéfinissant le passif humanitaire pour y inclure indistinctement toutes les violations des droits humains commises en Mauritanie depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. Dans cette posture, certains , anciens putschistes jugés, condamnés, emprisonnés puis amnistiés, cherchent à se présenter comme des victimes, espérant bénéficier d’éventuelles indemnisations, comme ce fut le cas en 2009. Ils perçoivent des compensations contestables tout en accusant les autres de transformer ce dossier en fonds de commerce.

La seconde stratégie consiste à lier le passif humanitaire, au manifeste des 19 de 1966, au manifeste des FLAM de 1986 et la tentative de putsch de 1987, comme étant des agissements qui ont semé la haine et la discorde dans le pays. Mais en soutenant une telle thèse, ils admettent implicitement que les exécutions extrajudiciaires et les autres exactions auraient été le fruit d’une réaction motivée aussi par des considérations identitaires ou raciales. Ce qui constitue en soi un aveu grave.

Ils tentent également d’établir un parallèle entre les violations subies par des Mauritaniens dans leur propre pays, aux mains des forces de défense et de sécurité nationales, et celles non moins regrettables endurées par des Mauritaniens au Sénégal lors de la crise de 1989 entre les deux États. Il est pour le moins troublant qu’ils ne se souviennent des exactions commises contre des Mauritaniens au Sénégal qu’au moment où le dossier du passif humanitaire est évoqué.

Dans cette agitation, on retrouve également ce que d’aucuns appellent « l’État profond », hostile à toute perspective de réconciliation nationale. Par des menaces à peine voilées, il cherche d’une part à faire reculer le pouvoir sur les engagements pris et réaffirmés par le Premier ministre lors de sa réponse aux députés, à la suite de sa déclaration de politique générale du 24 janvier dernier, et d’autre part à intimider les victimes pour qu’elles renoncent à leurs droits.

Face à ces manœuvres, tous les Mauritaniens sincèrement attachés à une solution juste et apaisée à cet épisode douloureux de notre histoire doivent faire barrage aux prophètes de malheur. Il en va de notre capacité collective à tourner définitivement cette page sombre et à bâtir une nation réconciliée avec elle-même.
Nouakchott, le 21/02/2026
Kadiata Malick Diallo 
Députée à l’Assemblée nationale

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